La Nouvelle Lune aura lieu le 16 Mai 2026 à 20h02 en temps universel, 22h02 à Paris, 16h02 à Montréal, le 17 Mai 4h02 à Hong Kong.
Le Soleil a rendez-vous avec la Lune à 25°58 du Taureau, accompagnés en conjonction serrée par Mercure, celui qui pense et réfléchit, et Cérès, la déesse de la moisson, celle qui protège et qui nourrit.
Vénus, qui en est le maître, se trouve en Gémeaux, un signe double représenté par deux frères, l’un mortel, Castor, l’autre immortel, Pollux.
Ce qui implique, pour commenter l’énergie de cette Nouvelle Lune post Ascension, deux grilles de lecture :
La première, assez classique, pour appréhender ce qui fait notre quotidien de vie, pour parler de l’énergie Taureau qui aime profiter du bien vivre au travers des plaisirs que nous offrent la satisfaction de nos sens. Le bon sens pratique de ce signe fixe de Terre offre une créativité concrète qui s’appuie sur les certitudes d’une analyse pragmatique. C’est ainsi que nous trouvons ce dont nous avons tous besoin, une sécurité, un confort de vie et l’art de savourer la beauté de notre monde terrestre, tant dans les plaisirs de la table que dans la contemplation de nos campagnes verdoyantes.
Le Taureau aime construire sur du solide pour créer des richesses qui résistent au temps.
Cet appel à profiter de la vie sans pour autant chercher un éveil spirituel sera amplifié par Jupiter en Cancer qui nous offre l’art du cocooning, du bien vivre en famille ou parmi nos amis. De surcroît Mars, la planète rouge, est en Bélier collée à Chiron, le grand guérisseur des blessures profondes dues à nos colères rouges et à nos guerres idiotes ; nous pouvons espérer de cette conjonction étroite des guérisons inespérées.
Nous pourrions en rester là sans chercher à aller plus loin. Cependant, dans le signe des Gémeaux accompagnant Vénus, se trouve aussi Uranus, le grand révolutionnaire des consciences qui porte les nouvelles valeurs du Verseau. C’est une autre grille de lecture qui s’impose.
Si nous considérons la présence d’Uranus, la signature énergétique de cette Nouvelle Lune prend une dimension qui dépasse les préoccupations de notre quotidien de vie.
1. Le Ciel nous appelle à partir en aventure avec une envie dévorante de trouver du bonheur à vivre.
Deux faits énergétiques importants à rappeler :
1) Dans mes bulletins précédents, j’ai souligné combien l’année 20’26 pouvait être enthousiasmante en ouvrant devant nous le grand champ de tous les Possibles. Rappelons que le nombre 26 porte une signature particulière.
Dans l’infinité des nombres, il est le seul à être encadré par un carré et un cube : 25 = 5×5 et 27 = 3x3x3. Le carré mesure la surface et le cube le volume, ce sont deux façons de nous représenter le monde de la matière.
Le nom de Dieu Yod-Hé-Vav-Hé en guématria fait 26. Entre le carré et le cube, qui symbolise la matière, se trouve une vibration subtile qui appartient au divin. L’année 2026, une année 1 de tous les commencements, vient nous ensemencer d’une conscience subtile si nous voulons bien envisager notre existence au delà de la perception pragmatique des sens. Le ’26’ est bien présent en cette année 2026. Le ’26’ Janvier 2026 Neptune est entré en Bélier après avoir passé près de 17 années en Poissons. Le ’26’ Avril 2026 Uranus entre en Gémeaux après près de 8 années en Taureau. Le ’26’ juillet, Saturne, la planète du karma, devient rétrograde pendant que le Nœud Nord quitte les Poissons. Dernière petite queue de Poissons karmique, qui subsistait encore, à disparaître.
2. Dans notre Ciel s'installe un improbable triangle isocèle puissamment énergétique.
Nous en avons déjà parlé, il s’agit des trois planètes transsaturniennes qui se rejoignent harmonieusement, au delà de ce qui est visible par nos sens terrestres.
De facto, il va falloir faire un effort de conscience pour considérer le monde autrement. Uranus-Neptune-Pluton pour former ce que nous pouvons appeler « le grand triangle de la nouvelle conscience ». Ce triangle isocèle sera parfaitement inscrit dans la voûte céleste entre le 10 Juillet et le 31 Juillet 2026.
Pour revoir une telle configuration énergétique, il nous faudra attendre des siècles et des siècles. Si de surcroît nous prenons en compte l’improbable conjonction Saturne-Neptune à zéro degré de la grande roue zodiacale, 0°Bélier, qui eut lieu le 20 février dernier, nous pouvons affirmer que l’année 1, 2026, est l’année de tous les grands commencements.
Dans les temps futurs, il est probable que nous considérerons que le 3ème millénaire aura énergétiquement commencé en l’an 2026 plutôt que, selon le calendrier, en l’an 2000. Pour entamer dignement ce 3ème millénaire dans le Verseau, un signe d’Air, autorisons nous l’aventure !
Comment rester confiné dans les peurs liberticides de nos petits « moi » égotiques ?
Trois grands aventuriers nous ouvrent symboliquement la voie pour nous indiquer comment emprunter l’énergie Air. Sinbad, le marin, conte issu de la Tradition orale des Mille et une nuits. Jonathan Livingston, le goéland de Richard Bach. Don Quichotte de la Manche de Cervantès. Sinbad est le fruit de l’imagination de Shéhérazade qui se devait chaque jour d’inventer une nouvelle histoire afin que son époux ne s’ennuie jamais.
Il en allait de sa vie. Le marin sait utiliser la force du vent, l’Air, pour partir vers des contrées lointaines, Sinbad eut son lot d’aventures, ce qui fit que la princesse eut la vie sauve que son vilain mari menaçait de lui prendre.
Signification du mythe :
Le vilain mari, c’est nous quand nous mourons d’ennuis.
Shéhérazade, c’est notre imagination.
Sinbad, c’est nous en grande soif de liberté.
Jonathan Livingston, lui, ne voulait pas faire comme tous les autres Goéland du monde. Avoir pour seul objet en tête la quête de nourriture. Quémander sa pitance au quotidien l’ennuyait profondément. Ivre d’aventures, il développa l’art du vol au point d’atteindre l’extase dans ses intrépides loopings.
L’élément Air symbolise l’audace d’aller chercher sa liberté en s’individuant, en cultivant sa particularité pour tendre vers l’excellence. Jonathan, c’est nous…
Don Quichotte, le chevalier errant en quête d’une véritable raison de vivre. Accompagné de son fidèle écuyer Sancho Panza, il aspire à défendre les plus faibles en faisant preuve d’une grande bravoure. Idéaliste, il poursuivait des moulins à vent, énergie Air, qu’il prenait pour des géants qu’il se devait de combattre. Sancho, lui, ne voyait que des moulins.
Don Quichotte, c’est nous à la recherche de hautes valeurs spirituelles, quitte à s’engouffrer dans quelque illusion.
Sancho Panza, c’est également nous quand nous refusons d’aller au delà de la réalité que nous impose nos sens. Ces deux personnages illustrent le combat entre le rêve et la réalité.
Ces trois grands récits nous indiquent combien l’énergie Air du Verseau est exigeante à vouloir nous sortir de nos pensées essentiellement tournées vers un matérialisme étouffant. Quand nous n’aspirons à vivre que sur le plan de la matière, notre imagination s’éteint et l’ennui nous guette pour nous noyer, pour y échapper, dans un hédonisme consumériste.
Le troisième millénaire qui ne fait que commencer appelle à découvrir une nouvelle spiritualité. Une dimension de liberté qu’il faudra aller quérir avec un courage combattant.
À toutes celles et ceux qui toutes voiles dehors partiront dans un esprit d’aventure vers d’autres Cieux, en abandonnant sans regret Sancho Panza sur ses terres de certitudes privées d’ambition, je vous souhaite d’être atteints de… folie douce, tel Don Quichotte, afin de rejoindre le lumineux firmament de vos rêves.