La Pleine Lune aura lieu le 26 octobre 2026 à 4h13 en temps universel, 5h13 à Paris, 0h13 à Montréal, 12h13 à Hong Kong.
Bonjour à toutes et à tous,
Le Soleil à 2°46 en Scorpion et la Lune qui lui fait face à 2°46 en Taureau. À noter qu’à nouveau le « 26 » se présente à nous. Je rappelle que le nombre 26 est relié à l’expression du Divin.
L’empreinte énergétique majeure de cette Pleine Lune est la conjonction Soleil-Vénus. De très nombreuses planètes et astéroïdes sont en rétrogradation : Neptune, Saturne, Vesta, Chiron, Uranus, Vénus et Mercure !
Tout semble marcher à l’envers, autrement dit, selon une expression populaire, notre Ciel a l’air de se prendre la tête. De surcroît, Pluton forme un Carré avec le Soleil conjoint Vénus et la Lune. Le Carré n’est pas un aspect facile à vivre tant il représente une force contraire à l’épanouissement.
Cependant, le Soleil, qui symbolise notre énergie vitale, est en Scorpion, le signe de la régénération et de la transformation.
Et bien, j’ai décidé de relever le défi en prenant à bras-le-corps l’énergie de ces rétrogradations et de ces carrés qui pourrait s’avérer tellement pesante, pour transmuter ce Ciel de Pleine Lune et nous offrir une pleine expression de joie pure.
Arouna Lipschitz m’a glissé une pensée de G. Gurdjieff (1866-1949) :
« L’espérance est le fondement de ce qui ne meurt pas »
En ce qui me concerne, c’est une surprenante pensée de Sénèque pour l’époque (vers -4 av. J.-C. – 65 ap. J.-C.) :
« Les gens se plaignent de manquer de temps, mais gaspillent leurs journées en activités futiles, en distractions vides ».
« La vie n’est pas courte », écrit-il à ce propos, « c’est nous qui la rendons courte ».
Cette Pleine Lune possède deux configurations célestes puissamment positives :
La première :
À l’avant-veille de la PL, le 24 octobre à 1 h 43 en temps universel, Vénus est venue se fondre dans le Soleil pour devenir étoile du matin et quitter sa condition d’étoile du soir. C’est une nouvelle Vénus qui se présente à nous, fraîche et joyeuse, baignée dans la rosée de l’aurore. Vénus est la planète du vivre-ensemble, elle porte l’harmonie de ce qui est juste, toujours en quête d’esthétisme et de beauté. Elle vient de rentrer dans le signe de la Balance, dont elle a la maîtrise, et est de fait en pleine puissance vibratoire. De la justesse vénusienne jaillit la joie.
À nous de nous interroger, puisque la voûte céleste nous y invite, sur nos procrastinations et nos multiples états compensatoires, pour trouver le remède et ainsi faire naître, par un état d’être aligné, une espérance en nous qui jamais ne pourra mourir.
La seconde :
La Lune est en Taureau. Dans ce signe de Terre, elle est exaltée. Le Taureau est aussi un signe vénusien, ce qui confère à Vénus un supplément de force vibratoire dans ce ciel de Pleine Lune. Nous avons les deux représentantes du Féminin respectivement dans leur signe de prédilection, ce qui se traduit pour nous par une réceptivité véritablement active, si bien sûr nous décidons de cesser de procrastiner.
Nous approchons de la Toussaint, le 1er novembre, et de la Fête des morts, le jour d’après, le 2.
Si nous sommes bien emplis de la force positive que portent la Lune et Vénus, nous allons vivre la plus joyeuse Toussaint qu’il nous aura été donné de vivre. La Toussaint est une fête de joie. Nous sommes toutes et tous appelés à la sainteté, ayons cette espérance profondément ancrée en nous.
Les planètes sont en rétrogradation, l’énergie est introvertie, l’heure n’est pas à extérioriser nos états d’être dans la précipitation, mais plutôt à chercher en nous un chemin qui nous mènera vers la joie et l’espérance. La fête des morts, pendant laquelle nous honorons la mémoire de nos proches disparus, est aussi l’occasion de faire face à nos vieux fantômes intérieurs, tous ces vieux « moi » qui nous « plombent » l’existence dans le sens alchimique du terme. Faire apparaître les vieux spectres pour mieux les faire disparaître, comme dans le Samhain celtique, l’ancêtre d’Halloween, où l’on savait rire des fantômes grimés en des déguisements inoffensifs pour s’amuser de la mort. Le mot « mort » porte deux sens distincts : la mort physique et la mort initiatique.
Dans le symbolisme de la grande Tradition, il y a un lien entre l’amour et la mort. « Mor » est la racine qui les relie et qui les rapproche intimement. L’acte d’amour est souvent désigné comme étant une petite mort, ce doux émoi qui chavire nos sens.
Dans son sens commun, l’amour représente notre faculté d’aimer. Nous pouvons offrir un sens plus profond au mot « amour » si nous l’associons au mot « mort ». Le A est privatif. A-mour, A-mor pourrait s’entendre comme « privé de mort », ce qui peut se traduire par immortalité.
D’un point de vue profane, les morts peuvent être désignés comme ceux qui ont perdu la vie physique. D’un point de vue initiatique, par antithèse, les morts seront ceux qui ont atteint l’immortalité, l’A-mour : ce sont les vivants qui auront rejoint la « Terre sainte », là où vivent les initiés touchés par la force de l’Amour.
Fêter la Toussaint, c’est honorer la part d’A-mour que porte notre cœur, pour devenir, dans la mesure de notre conscience, des Êtres doués de sainteté. La Terre sainte pourrait s’appeler la Terre des vivants. Une Terre de Joie et d’Espérance.
Pour inspiration, voici le dernier vers de la Divine Comédie de Dante Alighieri : « L’Amor che move il Sole e l’altre Stelle ». « L’Amour qui meut le Soleil et les autres Étoiles. »
À toutes celles et ceux qui danseront avec leurs fantômes en riant avec bienveillance et mansuétude de toutes les vilaines situations dans lesquelles ces fausses identités vous ont fourrés, je vous souhaite une magnifique mort de Toussaint, afin que vous soyez des « morts » d’Amour, vivant comme des morts de faim en quête de joie et d’Espérance.