La Nouvelle Lune aura lieu le 15 juin 2026 à 2h54 en temps universel, 4h54 à Paris, 10h54 à Hong Kong, le 14 juin à 22h54 à Montréal.
Le Soleil a rendez-vous avec la Lune à 24°03 des Gémeaux.
Nous sommes proches du solstice d’été, au beau milieu de 2026, une année 1 de tous les nouveaux commencements qui porte une signature énergétique qui n’a pas d’équivalent dans le temps cosmique. Le 26, chiffre symbolique du divin étant lui-même, bien logiquement, un nombre « unique » : le seul qui soit encadré par un carré et un cube !
Une année exceptionnelle donc, qui n’a pas démarré le 1ᵉʳ janvier comme il se doit mais le 17 février, pendant que le 26 Janvier Neptune entrait en Bélier – le premier signe de la roue zodiacale-et que Saturne fit de même le 14 février, le jour de la Saint Valentin : c’est de fait une véritable bascule énergétique qui s’opérait dans la roue zodiacale. La Nouvelle Lune du 17 février, qui fêtait le Nouvel An chinois 2026, l’année du Cheval de feu, a produit en ce jour une éclipse solaire annulaire d’une puissance inouïe. La Lune passant devant le Soleil, avec un diamètre légèrement inférieur a dessiné dans notre Ciel une couronne de Feu représentant un anneau d’Or puissant. Ce pouvoir céleste immensément bienveillant a provoqué une rupture dans notre espace-temps. Le temps s’est véritablement déchiré (lire et relire le bulletin du 17 février »Une Lune qui déchire le temps »), ouvrant les potentialités d’infinis possibles.
Nous sommes présentement dans les Gémeaux, signe dans lequel l’énergie se révèle double. Dans ce signe gémellaire, la rupture de temps du 17 février revient en force avec cette Nouvelle Lune en Gémeaux. Nous sommes clairement face aux deux formes différentes du temps symbolisées par Chronos et Kairos : Chronos, le temps soumis à la réalité du corps de matière, et Kairos, le temps infini de l’Âme.
Quand l'ego demande quelle heure est-il ? L'âme se demande à quelle ère je vis ?
Face à ces deux lignes du Temps, c’est de fait une véritable bascule de conscience qui est en cours, accélérée par cette Nouvelle Lune en Gémeaux : Allons-nous décider de vivre selon l’appel de notre Âme ou bien rester dans les considérations de vie que nous impose notre sphère égotique, soumis à nos systèmes de défense et de protection de notre vieux moi ?
Hercule dans son troisième travail, la cueillette des Pommes d’Or du jardin des Hespérides, qui correspond au troisième signe, les Gémeaux, eut à affronter cette épreuve de la dualité : Nérée ou bien Busiris ?
Eurysthée, son instructeur, lui tint un étrange discours : « Prends garde, tu vas sillonner la Terre en tous sens, pourtant ton point de départ sera ta destination. »
Hercule, perplexe, se demandait comment un point de départ pouvait bien être une destination ?
Pour rappel : Les Pommes d’Or symbolisent la Connaissance.
Dans le mythe, trois sœurs étaient gardiennes du jardin où s’épanouissait l’Arbre de Vie, porteur des précieux fruits de la Connaissance.
Hesper en grec signifie l’ouest, la seule indication qu’avait donc Hercule à sa disposition était d’aller vers l’Ouest où se trouvait le Jardin des Hespérides. (Doit-on y voir une allusion à l’île de l’Ouest, là où vivaient les Atlantes ?).
Notre Héros se dirigea de fait dans la direction du couchant.
À peine sa quête commencée, un vieil homme, assis sur un banc de pierre tenant dans une main ferme un bâton noueux poli par le temps, se présenta en travers de sa route. Ce n’était personne d’autre que Nérée le sage. Il apparaissait à Hercule comme un vieillard sans intérêt, vêtu d’une simple tunique qui démontrait en apparence que l’homme avait peu de richesse à offrir. Nérée délivra pourtant à Hercule un précieux message : « La Vérité a pour demeure le centre de ton Cœur ». Au tout début de sa quête, Hercule était spirituellement sourd et aveugle, il n’accorda aucun prix à Nérée qu’il considérait comme bien trop chétif et faible pour lui prodiguer un conseil qui pourrait l’aider sur sa route du moi vers Soi.
Il continua donc son chemin et rencontra ensuite Antée, le puissant serpent qui symbolise la Vie dans la matière.
Antée se rua sur Hercule tentant de l’étouffer. Le combat fut rude, Hercule réussit à s’en défaire sans pour autant pouvoir le vaincre. Il continua néanmoins sa route en quête des Pommes d’Or, mais déçu, dépité et de surcroît physiquement fatigué, sa motivation déclinait.
C’est alors que Busiris se présenta sur sa route. Il dit à Hercule : « Te voilà enfin ! Je t’attendais. Je possède ce que tu recherches. Ces paroles furent un véritable soulagement pour le Héros harassé par sa déjà bien longue route. Busiris, le grand mystificateur, avait l’art de tromper par des discours habiles. »Je connais tout sur tout, suis-moi et tu connaîtras l’éveil », lui dit-il. Avec lui, Hercule apprit toutes sortes de fausses prières, de mandalas sans intérêt, de rituels pseudos sacrés. Nous avons tous en nous un Busiris qui nous flatte en nous expliquant combien il est formidable de comprendre sans se remettre en cause ou nous mettre concrètement au travail spirituel. Après une année entière à suivre Busiris, plus Hercule écoutait cet enseignement qui sollicitait son mental inférieur, plus son énergie déclinait.
C'est alors que les étranges paroles de son instructeur lui revinrent. « Ton point de départ sera ta destination ».
Il se rappela qu’au tout début de sa quête, un vieillard s’était présenté sur son chemin. Ce seul souvenir lui permit de prendre conscience que Busiris l’avait emprisonné dans le temple de l’illusion.
Il brisa alors les chaînes de l’illusion, et retrouva rapidement Nérée qui l’attendait serein, assis sur son banc de pierre qui symbolise le temps qui n’a ni de fin ni de commencement.
Le vieux sage invita Hercule à se poser à côté de lui. Le Héros remarqua enfin la profondeur du regard de Nérée empli d’intelligence. Du visage du vieux sage rayonnait une infinie bonté.
Qu’attends-tu de moi ? demanda-t-il à Hercule. Que tu m’apprennes la sagesse !
Commence par prendre en main ton propre bâton de sagesse, lui dit Nérée. Tu ne vas pas me donner le tien, répondit Hercule, un peu déçu. Non, dit Nérée, tu vas te mettre au travail. Ton propre bâton de sagesse va te révéler toutes les faiblesses dues à tes inaccomplis d’Âme que tu ne voulais pas voir jusqu’à aujourd’hui, et tu grandiras à la force de ton propre travail.
Aux côtés de Nérée, Hercule s’appliqua et progressa vite. Après quelques temps, il dit au revoir au vieux sage et repartit en quête. Mais il n’était plus le même : il s’intéressa au monde pour servir. Pour cela, il délivra Prométhée, et donc lui-même, des passions humaines symbolisées par les sept vautours qui lui dévoraient le foie. Puis il aida Atlas qui, dans son illusion, portait à lui tout seul la souffrance du monde, en le prenant à bras le corps pour l’élever vers le ciel. C’est à ce moment que les gardiennes du Jardin des Hespérides vinrent à lui pour lui offrir gracieusement les Pommes d’Or de la Connaissance. Traduction : C’est en servant que nous développons les qualités d’un Cœur aimant. Une libération qui permet en chemin de conquérir des parcelles de Sagesse.
La bonne nouvelle : Nérée, nous allons le rencontrer bientôt ! Astrologiquement, il se présente dans notre Ciel sous la forme d’un grand triangle isocèle qui réunit à sa base Uranus et Pluton avec au sommet Neptune.
Une configuration planétaire qui sera exacte du 10 au 31 Juillet : Un temps dans lequel une grande bascule de conscience nous sera potentiellement proposée. Nous pouvons comprendre aisément le concept, et les Lunaisons successives que j’ai pu commenter sont sans équivoque : il va falloir grandir spirituellement. Ce sera à nous de décider si nous allons ou non, comme le Ciel nous y invite, nous asseoir au côté de Nérée pour suivre ses instructions et appliquer ses conseils.
C’est le moment de se mettre sérieusement au travail : Comprendre était la partie facile
Cela commence par intégrer les six premiers mois de cette exceptionnelle année 2026.
Intégrer est une autre paire de manches que comprendre intellectuellement. C’est déjà décider en toute liberté et autant de conscience que possible de prendre entre ses mains le bâton de Sagesse. Servir l’Amour, et par conséquent le Divin, dans notre travail sur nous-mêmes ou celui que nous faisons pour les autres.
Cette Nouvelle Lune nous invite à distinguer dans notre quotidien de vie, Nérée et Busiris, à qui nous sommes les seuls responsables d’accorder volontairement du crédit. Le grand mystificateur protéiforme, Busiris, se cache partout : dans les pseudos initiations, dans les journaux télévisés ou autres, les programmes politiques, les spots publicitaires, les agences de voyage qui nous assurent que le bonheur est « ailleurs » etc…
Pour rappel astrologique : le Maître des Gémeaux, le signe d’Air dans lequel se trouvent actuellement le Soleil et la Lune, est Mercure, actuellement dans le signe intuitif du Cancer. Mercure va bientôt devenir rétrograde, ce qui signifie que notre mental va être appelé à se mettre en mode repos pour laisser de la place au grand triangle de la conscience Uranus-Neptune-Pluton qui s’approche et qui va s’imposer de plus en plus clairement et concrètement dans une présence énergétique remarquable, à tous les sens du terme, car les autorités célestes tiennent à nous tenir éveillés pour ne pas rater la grande bascule de conscience qui va nous toucher à titre individué tout autant qu’au niveau de la planète entière. Je laisse volontairement de côté les autres configurations célestes de cette Nouvelle Lune, car au regard du grand triangle inscrit dans notre Ciel, elles ne sont pas véritablement impactantes.
A toutes celles et ceux qui se détourneront du séduisant Busiris pour s’asseoir au côté de Nérée le sage, je vous souhaite d’avoir le courage, l’envie, la joie de tenir fermement le bâton de sagesse qui se tient au cœur de vous-même, pour apprendre à vous en servir de mieux en mieux, à la mesure de votre désir d’âme en quête de Connaissance, le véritable Connais-toi TOI-MÊME inscrit sur le fronton du Temple de Delphes.